Des exorcistes pressés

Les saints Côme et Damien dans les scènes de trépanation et d'exorcisme.

Contrairement à une possession où il s’agit d’extraire un esprit étranger, dans un cas de déséquilibre il s’agit d’une vie antérieure à remettre à sa place. Voilà pourquoi au fils des siècles, pensant avoir à faire à des cas de possessions alors qu’il s’agissait de déséquilibres, autant de personnes sont mortes ou sont devenues des « légumes ».

A ces époques la chasse aux sorcières et au Malin permettaient de garder le peuple, ainsi que les monarchies, les nobles et les bourgeois sous la menace de l’inquisition.

L’hérétique était rarement  sur le bûcher mais plutôt celui qui l’allumait.

Qu’il s’agisse d’un cas de possession avéré ou d’un cas de déséquilibre qu’il ignorait, l’exorciste devait à tout prix extraire quelque chose du corps de la personne. Lorsque cela réussissait, c’était formidable, mais lorsque la personne décédait ; ce qui arrivait très fréquemment ; alors ce n’était pas grave car l’exorciste pouvait dire « le Malin était trop fort pour cette pauvre âme, mais maintenant elle est libérée » et personne n’osait le contredire.

Ainsi il ignorait totalement qu’au lieu d’enlever quelque chose, il fallait rétablir l’équilibre.

Possession et déséquilibre, il faut du temps pour rétablir l’ordre des choses.

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